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RSE : Vers une nouvelle approche en Finance, Ressources Humaines et Office Management !

Lecture: 5min – Le 28 juin 2024

Bien plus qu’une simple valeur ou projet mené à la marge, la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) s’intègre désormais pleinement dans la stratégie globale de toute organisation. Et lorsqu’une entreprise décide de franchir ce cap décisif de la transformation, ce sont toutes ses fonctions stratégiques qui en sont impactées ! Au cœur du changement, les départements de la finance, des ressources humaines ou encore de l’Office Management se trouvent en première ligne pour initier et piloter cette transition. Quels sont les nouveaux défis auxquels ces fonctions doivent faire face pour aligner leurs opérations avec la RSE ? Comment les rôles et les responsabilités des experts à la tête de ces départements ont-ils évolué ? Explorons ensemble toutes ces questions à travers cet article !

 

 

Du Chief Financial Officer (CFO) à Chief Value Officer (CVO) : une nouvelle ère pour le Directeur Administratif & Financier (DAF)

 

L’intégration de nouvelles pratiques responsables sur les plans social, environnemental et économique engendre aujourd’hui un challenge de taille pour toutes les entreprises : celui de passer progressivement du pilotage de la performance économique à un pilotage de la performance globale et durable.

Et pour le DAF, cela implique une évolution significative de son rôle ! En effet, cet expert ne se contente plus seulement de gérer les aspects financiers classiques mais intègre à présent une multitude de nouvelles données pour interpréter cette dernière et créer de la valeur au sein de l’entreprise. Une nouvelle donne qui élargit donc considérablement son champs d’action et ses missions !

 

Faire face à de nouvelles réglementations

 

Applicable depuis le 1er janvier 2024, la directive européenne Corporate Sustainability Reporting Directive (alias CSRD) impose aujourd’hui des nouvelles normes et obligations de reporting pour les entreprises qui en sont assujetties. En plus de bouleverser les pratiques au sein des organisations, cette directive ajoute également des nouvelles responsabilités complexes pour les DAF. En effet, avec ce nouveau cadre réglementaire, les DAF ne se contentent uniquement plus de préparer un rapport financier classique : ils doivent et devront désormais élaborer également un reporting extra-financier avec des normes strictes, basées sur les données ESG (Environnementaux, Sociaux et Gouvernance).

 

💡 Bon à savoir :

Bien que cette nouvelle réglementation ne concerne actuellement qu’une certaine catégorie d’entreprises, celle-ci va impacter indirectement toutes les entreprises en relation commerciale avec les entreprises concernées. La prise en compte des données extra-financières fera donc partie des nouvelles attributions de bon nombre des DAF dans un avenir proche !

 

 

Construire un Business Model économique et durable

 

Construire un business model économique durable est devenu un impératif pour les entreprises souhaitant non seulement prospérer, mais aussi garantir leur résilience et leur pertinence à long terme. Pour construire ce nouveau modèle et disposer d’une projection sur la performance de l’entreprise à 3,5 ou 10 ans, il conviendra de prendre en compte les enjeux de la RSE ainsi que de nouveaux paramètres comme :

 

Les risques environnementaux et leurs lourdes conséquences

Ex : hausse du coût des assurances, risques pour la poursuite de l’activité…

 

La raréfaction des ressources
Qui par effet mécanique, engendre aussi une hausse du coût des matières premières

 

Les enjeux de décarbonation
Avec le spectre à moyen terme d’une taxe carbone impactant le compte de résultat et la rentabilité des entreprises

 

Un écosystème exigeant en matière de RSE
Influençant directement les performances de l’entreprise (potentielle perte de marché public, contrat avec des clients soumis à la CSRD…etc).

 

 

Animer la performance en intégrant de nouveaux KPIs

 

Qui dit RSE, dit aussi nouveaux KPIs alias indicateurs clés de performance pour les DAF ! Pour avoir une vision globale, au-delà de la simple sphère économique, cet expert de la finance doit à présent intégrer des indicateurs de performances environnementales, sociales et sociétales. Un exercice qui implique deux nouveaux défis pour lui, à savoir :

 

Intégrer l’enjeu de la data de la RSE dans son pilotage (collecte, fiabilisation, DATA management, outils IT et architecture SI, animation)

Inciter à l’action sur le volet environnemental et social pour anticiper les impacts indirects sur la performance économique

 

Trouver des financements… autrement 

C’est un fait : que ce soit pour lever des fonds ou obtenir un prêt bancaire, les investisseurs et les banques exigent des nouveaux critères pour évaluer la viabilité et l’impact d’une entreprise. Ainsi, se contenter de montrer uniquement une croissance du chiffre d’affaires ou une rentabilité passée ou future ne suffit plus aujourd’hui pour espérer décrocher des financements !

 

Labellisation, bilan carbone, engagements sur des KPIs RSE, médaille EcoVadis… pour séduire les investisseurs, le DAF travaille désormais sur de nouveaux arguments clés pour mettre en lumière les actions de l’entreprise en matière de RSE.

 

RSE et finance : un impact également pour le Contrôleur Financier !

 

Au même titre que le DAF, le Contrôleur Financier est aussi impacté par les sujets de la RSE, mais sur une dimension davantage opérationnelle.

 

La conformité aux réglementations RSE

L’évaluation économique des impacts de la RSE

L’engagement des parties prenantes sur les questions RSE

Du suivi des nouveaux indicateurs.

 

Directeur financier temps partagé

 

L’Office Manager, l’expert terrain de la RSE

 

Lorsqu’une entreprise s’engage dans une démarche RSE, elle doit penser à la fois stratégie globale et mise en œuvre sur le terrain. En tant que « couteau suisse » de l’organisation, l’Office Manager joue un rôle crucial pour ancrer la RSE dans le quotidien de l’entreprise et la promouvoir en interne. Cet expert polyvalent représente ainsi un acteur central pour contribuer à la création d’un environnement de travail plus responsable et durable.

 

Avec toutes les parties prenantes de l’entreprise 

 

Collaborateurs/ salariés de l’entreprise :
L’Office Manager joue un rôle clé dans la communication interne et peut sensibiliser les employés aux pratiques RSE, organiser des formations ou en encore promouvoir une culture d’entreprise responsable.


Partenaires et fournisseurs :
En sélectionnant et en gérant les fournisseurs et les partenaires, l’Office Manager peut s’assurer que l’entreprise travaille avec des entreprises qui partagent les mêmes valeurs éthiques et responsables.

 

Dans le fonctionnement interne de l’entreprise

 

Gestion des ressources :
L’Office Manager est souvent responsable de l’approvisionnement en fournitures et de la gestion des ressources. Dès lors que l’entreprise souhaite mettre en place une stratégie RSE, cet expert peut notamment choisir des fournisseurs éthiques et durables, réduire les déchets ou encore promouvoir le recyclage au bureau.

 

Rapports et Conformité :
L’Office Manager peut aider à collecter et à rapporter des données RSE, veillant à ce que l’entreprise respecte les normes et les réglementations en matière de durabilité et de responsabilité sociale.

 

Mise en place de nouvelles initiatives

 

Initiatives Écologiques :
Cet expert peut mettre en place des nouveaux projets comme la réduction de la consommation d’énergie, l’encouragement à l’utilisation des transports en commun, la mise en place de télé travail pour réduire les déplacements…

 

Engagement Communautaire :
L’Office Manager peut également organiser des initiatives d’engagement communautaire, tels que des programmes de bénévolat ou des projets caritatifs, renforçant ainsi la dimension sociale de la RSE de l’entreprise.

 

 

 

Le DRH également au cœur des dimensions sociales et sociétales de la RSE

 

La RSE est indissociable de la fonction des ressources humaines en raison de la forte proximité entre les dimensions sociales et sociétales présentes dans les pratiques RH. Car oui, rappelons-le : l’un des 3 piliers fondamentaux de la RSE reste le « social » ! La RSE apparait aujourd’hui donc comme une voie naturelle pour les professionnels des ressources humaines, qui sont au cœur du réacteur et du fonctionnement même de l’entreprise.

 

Désormais, chaque brique des ressources humaines peut être vue à travers une nouvelle grille de lecture, celle de l’angle de la RSE. Jusque-là « réduite » à des contraintes légales et normatives, la RSE laisse place à présent à davantage de créativité pour les DRH et ouvre le champs des possibles !

 

Des nouvelles pratiques pour plus d’impact social et une meilleure attractivité

 

L’égalité femmes-hommes, l’inclusion, l’accompagnement des seniors, la conciliation entre vie privée et vie professionnelle, ainsi que la santé et la sécurité au travail, sont autant de domaines cruciaux de la RSE et sur lesquels les DRH sont en première ligne.

 

En adoptant ces pratiques, l’entreprise ne se contente pas seulement de suivre une démarche RSE ; elle profite également d’un cercle vertueux, à savoir de :

 

Renforcer sa cohésion sociale en interne, où les collaborateurs trouvent plus de sens à leurs actions
Améliorer son image et donc son attractivité, sa marque employeur
Se démarquer de la concurrence sur le marché
Et donc… attirer les meilleurs talents !

 

Un cercle vertueux pour plus d’agilité, d’efficacité et de performance

 

Mais ça ne s’arrête pas là ! Au-delà de l’impact social et de l’attractivité, adopter une dimension RSE dans ses ressources humaines facilite la conduite au changement dans l’entreprise. Car oui c’est en embarquant le collectif que l’entreprise parvient à faire bouger les lignes et ainsi à devenir plus agile pour faire face à ses défis futurs !

 

Et cette agilité peut conduire à …

 

Améliorer l’efficacité globale de l’organisation
Booster ses performances
Et mieux encore : construire une performance plus durable (moins de turn over).

 

💡 Le cas du Mécénat de Compétences
Pour illustrer ce point, prenons l’exemple du mécénat de compétences. Par définition, cette pratique permet à une entreprise de mettre à disposition ses collaborateurs, sur leur temps de travail, pour apporter leurs compétences professionnelles à des associations, des organismes d’intérêt général ou des projets sociaux et solidaires.

 

Cette initiative offre ainsi une opportunité unique pour les employés de s’engager de manière significative et d’avoir un impact concret tout en enrichissant leur propre parcours. Une fois de retour dans leur entreprise, ils seront ainsi plus motivés, apportant avec eux une vision renouvelée et une énergie positive pour l’organisation !

 

 

Comme nous avons pu le voir à travers cet article, la RSE s’intègre dans une démarche globale et impacte directement chaque fonction stratégique de l’entreprise. Pour réussir cette transition, une collaboration étroite et une montée en compétences collective est primordiale aujourd’hui ! DAF, DRH, office manager… tous les métiers sont concernés et doivent se préparer pour répondre aux défis de demain ! Chez Acting, nous sommes profondément convaincus que cette réussite passe par la force collectif. Nos différents experts sont particulièrement sensibles et formés à ces sujets. Contactez-nous pour en savoir plus sur leur accompagnement !

 

 

 

 

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